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Raphaëlle Germain

| MAROQUINERIE | 

Raphaëlle Germain

« Raphaëlle m’a impressionnée par son amour de l’artisanat et du cuir. Après avoir restaurés les modèles les plus prestigieux que la maroquinerie ait connu dans son histoire, il était temps pour Raphaëlle d’exprimer sa propre sensibilité et de créer sa propre collection inspirée des couleurs de la terre et obtenues par tannage végétal.  Il suffit de toucher un de ses sacs pour comprendre tout l’amour, la connaissance et l’esprit d’excellence qui se manifestent dans chaque pièce de sa collection. » Marianna, fondatrice Face to Face

Raphaëlle Germain, maroquinerie française ancrée dans l’élégance et l’intemporalité

Raphaëlle Germain a créé sa marque éponyme autour de deux points essentiels, que tout soit fait en France et que sa maroquinerie s’adapte au quotidien des femmes actives. Tout en sobriété les sacs en cuir Raphaëlle Germain s’inscrivent une intemporalité de la mode.

“Je suis venue à la création sans vraiment le vouloir, ça a été un vrai cheminement. Mais ça a réveillé sûrement cette fibre artistique qui sommeillait en moi : j’adore créer mes propres modèles.”

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C’est tout un cheminement professionnel mais aussi personnel qui a mené Raphaëlle à créer sa propre marque.

Tout commence par une reconversion professionnelle. Opticienne pendant quinze ans, le métier évolue et Raphaëlle ne se retrouve plus cette dimension paramédicale à laquelle elle avait été formée. Elle se surprend à passer plus de temps restaurer les lunettes qu’à les vendre ! En même temps, elle donne naissance à son deuxième enfant et des événements de la vie lui font prendre conscience que “la vie est courte”Tous ces éléments réunis, associés à l’envie de travailler avec ses mains et d’être indépendante, la font beaucoup réfléchir. “Le cuir est arrivé comme une évidence et il a fallu trouver un métier qui me permettrait d’en vivre. Les cordonniers sont en voie de disparition et l’idée de restaurer me plaisait. J’ai donc trouvé un CAP de cordonnerie.” 

Comme à chaque commencement, les doutes ont été présents mais vite calmés. “Je me suis rapidement sentie dans mon élément. J’ai eu la chance d’avoir un très bon professeur et maître de stage, un passionné qui a su me transmettre tout son savoir-faire. Il a d’ailleurs continué à me suivre au démarrage de mon atelier, il a été un soutien important.” Diplômée, Raphaëlle monte son atelier de restauration en 2016.

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Une passion pour la création éveillée

Après s’être fait connaître grâce à son travail de restauration, de la chaussure à la maroquinerie, Raphaëlle se met à la création pure. “Mes clientes m’ont demandé des créations personnalisées. Je touchais du doigt ce que j’avais toujours souhaité, c’est à dire la création ! Bien sûr, je le réalise dans la restauration : il faut être inventive, on part de quelque chose en mauvais état pour le rendre joli. Je me suis naturellement mise à dessiner mes propres modèles, un vrai aboutissement !”

Elle-même dans un quotidien au rythme très soutenu, la créatrice pense d’abord au côté pratique de ses sacs, pochettes et petite maroquinerie. Très à l’écoute de ses clientes dont elle est proche, elle s’inspire de leurs envies de simplicité et praticité pour travailler ses créations : “Ce qui m’anime fortement c’est de faire des modèles destinés à la femme active. D’où le sac banane qui peut se porter aussi en bandoulière ! J’ai l’idée de la femme urbaine, qui part en vélo déposer ses enfants et ne repasse pas chez elle le soir pour sortir en ville.”

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Celle qui n’avait jamais pensé quelques années plus tôt devenir une créatrice de maroquinerie, souhaite une marque 100 % française.

La notion du « fait en France » est très importante pour Raphaëlle, elle cherche les meilleurs partenaires possibles. “Près de Toulouse, on a le Tarn où il y a encore des tanneries avec un savoir-faire français ancestral. Je travaillais déjà avec eux, puisque j’y achetais mes peaux pour les restaurations. Il ne me restait qu’à trouver un atelier de façonnage… J’ai trouvé une entreprise d’une dizaine de personnes, à taille humaine, ce qui était très important pour moi aussi.” Une relation de proximité et d’entraide se crée entre la créatrice et ses artisans lui permettant de fabriquer en petites quantités et d’avoir un vrai relationnel humain, indispensable au démarrage de la création.

Toujours restauratrice en parallèle de son travail de créatrice, Raphaëlle a décidé d’installer son tout nouveau showroom à côté de son atelier. Ses deux activités imbriquées se nourrissant l’une et l’autre.

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